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Distribution et Exploitation, Métiers

A quoi servent les distributeurs ?

Cela peut paraître évident, mais rappelons qu’un film, une fois terminé, doit être vu. C’est là qu’intervient le distributeur. Vous en connaissez sûrement, leurs noms apparaissent au début des films. On peut ainsi vous citer la 20th Century Fox, Europacorp, Dreamworks, Wild Bunch ou encore SND. Il en existe des centaines  !

 

Quand interviennent-ils  ?

Cela dépend. Pour pouvoir distribuer un film, le distributeur va en acquérir les droits auprès de l’ayant-droit, en général le producteur. Ces derniers seront valables sur un territoire donné pendant une durée prédéfinie. En règle générale, le producteur va chercher un distributeur avant de tourner son film pour être sûr de ne pas travailler et dépenser beaucoup d’argent pour rien.

Pour s’engager, le distributeur va faire une sorte de pré-achat. Il va verser au producteur un minimum garanti (MG). Ainsi, le distributeur devient aussi co-producteur car il participe au financement du projet. Il arrive que des sociétés de distribution produisent à 100% leurs films.

Plus un film apparaîtra ambitieux et potentiellement juteux en terme de recettes, plus il faudra que le distributeur s’y prenne tôt. Entendez par là que certains droits sont achetés sur un film attendu ou la promesse d’un casting prometteur, d’un réalisateur connu, avant même que le film soit écrit.

Ensuite, le distributeur ne prendra pas d’autre décision avant d’avoir vu le film.

 

Combien coûtent les droits  ?

C’est la loi de l’offre et de la demande qui s’applique, et les prix varient énormément. Un film peu demandé se vendra quelques centaines de milliers d’Euros. En revanche, pour les blockbusters, les prix s’envolent et peuvent atteindre plusieurs dizaines de millions d’Euros  !

 

Les copies  ?

Un fois qu’il a vu le film et qu’il possède les droits, le distributeur va évaluer son potentiel commercial. C’est à ce moment-là que va être décidé combien de copies seront distribuées. Pour chaque copie il faut payer une taxe qu’ont imposés les exploitants de salles pour financer leur équipement numérique. C’est pour cela qu’on arrive à des copies qui valent environ 700€ chacune !  (quel pourcentage taxe, comment elle est redistribuée et a qui) Voilà pourquoi un long-métrage qui n’a pas beaucoup de potentiel (au sens commercial) sera distribué sur moins de copies. On se retrouve ainsi avec des films faiblement distribués (50-80 copies) et d’autres beaucoup plus largement (plus de 500 copies).

C’est aussi le distributeur qui va décider, ou non, de doubler un film, de traduire le titre ou de créer les sous-titres.

 

La date de sortie, le nerf de la guerre  !

Le succès d’un film en salles est très lié à sa date de sortie. Le film sera forcément en concurrence avec d’autres, le but c’est que cette concurrence doit être la moins directe possible. Si vous sortez un film de science-fiction face à un Star Wars, vous risquez la banqueroute. En effet, vous vous retrouvez à partager votre public cible avec beaucoup plus gros que vous. Ce n’est pas très malin… Comme tout le monde ne prévoit pas ses dates de sorties en même temps, il arrive que certaines soient réajustées en fonction des placements de la concurrence.

 

La promotion

Autre étape essentielle, le marketing va servir à faire rencontrer le film avec son public  : le spectateur doit savoir a quel film il aura affaire. C’est là qu’intervient la promotion. Le distributeur va avoir à charge les campagnes d’affichage, des bandes-annonces, les relations avec la presse… jusqu’au titre du film  !

A noter que lors de la sortie en vidéo, la stratégie promotionnelle n’est pas toujours la même. Soit parce que la cible change, soit pour ajuster la stratégie marketing pour la rendre plus efficace que lors de la sortie en salles.

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