Métiers

Le directeur de post-production

Le processus de post-production intervient après ou en parallèle du tournage. Il fait intervenir un grand nombre de personnes et peut durer plusieurs mois. Cette étape essentielle pendant laquelle le film va prendre forme nécessite une organisation pour garantir sa bonne fin et surtout tenir le budget. Cette responsabilité incombe au directeur de post-production qui entre en jeu dès la préparation.

Avant le tournage

Embauché par une société de production, la première de ses missions va être de définir et budgéter les moyens humains et techniques qui seront nécessaires au moment de la post-prod. Il va pour cela travailler en relation avec le réalisateur, le directeur de production et le producteur. Selon les charges de travail, des assistants ou des stagiaires sont embauchés pour l’épauler, notamment sur l’aspect administratif.

Une fois les moyens humains décidés, son travail consiste à établir les planning et définir l’organisation de la post-production. Une phase purement administrative va consister à s’assurer que l’ensemble des contrats soient conformes avec les droits du(es) pays dans le(s)quel(s) le film va être post-produit. Enfin, il faudra trouver un laboratoire pour traiter les images et tous les lieux où se déroulera la post-production : les salles de montage image et son, des auditoriums pour enregistrer les bruitages…

Pendant le tournage et la post-prod

Le directeur de post-production va superviser le travail de l’ensemble du personnel de post-production. Entendez par là les métiers de base (monteur, mixeur, monteur son, étalonneur et leurs assistants…) auxquels peuvent venir s’ajouter des techniciens spécialistes par exemple en effets spéciaux, animation 3D, etc.

A cette étape, il s’agit de s’assurer que les choses se coordonnent bien et respectent le planning établit lors de la préparation. C’est à dire de s’assurer que les techniciens soient bien présents aux dates prévues, qu’ils soient bien déclarés et faire en sorte que tout se coordonne bien entre les différents corps de métiers. Notamment que les rushes circulent bien entre les différents intermédiaires.

En cas de problème ou de réclamation, les techniciens peuvent s’adresser à lui. Dans ces cas là, soit il peut arranger les choses à son niveau, soit il fait remonter le problème à la production. Par exemple si il y a besoin de semaines de montage supplémentaire.

A ce sujet justement, il arrive que les choses dérapent. Un montage image qui se passe mal et prend du retard, et c’est toute la chaîne de post-production qui se trouve affectée. Et qui dit retards dit dépassements de budget! C’est pour cela que le directeur de post-production prévoit dans son budget une part aux imprévus. A l’échelle de l’ensemble du film, ces derniers représentent environ 10% du budget.

Livraison

Une fois la copie validée, le directeur de post-production va superviser la livraison du film. Il s’agit de fournir au distributeur les copies suivant ses besoins. A savoir que, outre le film en lui-même, il faut y ajouter la supervision des doublages, de l’audiodescription et/ou des sous-titres si besoin. Ces copies prennent aujourd’hui différentes formes et sont produites par le laboratoire : exports en DCP (format numérique) ou pellicule pour le cinéma, en vidéo pour les supports physiques (DVD, Blue-Ray), PAD pour la télé ou vidéo encodée pour le web. Sa mission s’arrête lorsque les copies sont conformes et prêtes à être livrées.

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Remerciements à Clara Vincienne.

Publié le 22 avril 2019. Dernière mise à jour le 18 mai 2019.

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