Température de couleur & balance des blancs

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Technique

Température de couleur & balance des blancs

Une fois connue et apprivoisée, la balance des blancs est un outil très pratique pour travailler l’esthétique de son image. Mais avant de vous expliquer de quoi il retourne, nous allons aborder une autre notion qui vous aidera ensuite à comprendre.

 

Les kelvins

Saviez-vous que la couleur avait une température ? Enfin… Pas à proprement parler ! Ou en tout cas pas comme vous l’entendez… N’espérez pas chauffer votre appart avec du rouge, vous risquez de mourrir de froid bêtement et de faire un malheur aux prochains Darwin Awards

Cette température s’exprime en degré Celsius kelvin (du nom de William Thomson dit Lord Kelvin, un physicien plutôt calé). Son symbole est… K. On peut convertir les kelvin en degrés Celsius (aussi en degrés Fahrenheit mais c’est pas l’objet ici), 0K correspond au zéro absolu qui vaut -273,15°C (C’est vraiment très très froid). Les kelvins sont une mesure absolue de température, entendez par là qu’ils ne sont jamais négatifs.

Bon, et elle sert à quoi concrètement cette température de couleur ? C’est une manière de caractériser la couleur des sources lumineuses. Par exemple, la température de couleur correspondant à une journée ensoleillée quand le soleil est au zénith est d’approximativement 5600K tandis que le soir, elle avoisinera les 3000K. De même, chaque source lumineuse artificielle aura une température de couleur spécifique. Une ampoule tungstène flirte avec les 3200K, un néon autour de 4000K tandis qu’une bougie tournera aux environs de 2000K…

Ces valeurs influent sur la couleur apparente de la source lumineuse : du rouge à 2000K à bleuté au dessus de 8000K. Voyez plutôt :

infographie echelle kelvin

La balance des blancs

Vous, moi, le premier venu, sommes équipés d’un cerveau. Ce dernier joue un rôle très important dans la vision car c’est lui qui interprète le signal électrique transmis par nos yeux. Grâce à lui, une feuille blanche nous paraîtra toujours blanche, quelque soit la source lumineuse. Il sait reconnaitre le blanc. Par contre, une caméra, ou un appareil photo, ne le sait pas. En effet, il n’a pas de cerveau… C’est pour ça que votre appareil peut vous ressortir une image toute bleue ou toute orangée.

La solution ? Faire sa balance des blancs. Il s’agit de dire à la caméra “Tu vois ça ? Eh ben ça c’est du blanc !”. Concrètement, il existe deux principales manières de faire sa balance. La première consiste à présenter à la caméra une feuille blanche (vous la filmez de manière à ce qu’elle prenne un maximum de place dans le cadre) en veillant à bien orienter la feuille vers la source lumineuse. Il vous suffit ensuite d’appuyer sur le bouton balance de votre appareil (le symbole est celui sur l’image en tête de l’article). Il va assimiler la couleur que vous lui offrez à du blanc et va ensuite définir toutes les autres couleurs à partir de cette référence. La deuxième méthode nécessite de connaitre un peu le type de lumière auquel on est confronté. En allant dans les menus, vous allez directement sélectionner la valeur en kelvins. En puis c’est tout, l’électronique fait le reste. Sinon, un mode “auto” (“ATW”) existe sur la plupart des modèles, il est même activé par défaut sur les appareils grand public (téléphones, camescopes) mais sa fiabilité n’est pas acceptable dans le milieu professionnel.

Voici l’exemple d’une image prise dans des conditions particulières : la lumière provenant de l’extérieur est une lumière du jour à 5600K, celle qui éclaire le Minion est à 3200K. Si on fait un réglage à 3200K sur la caméra, on obtient le résultat du dessus : l’extérieur est bleuté mais le Minion ressort correctement. Mais si la balance est réglée sur 5600K, c’est l’extérieur qui apparaitra comme il faut et le Minion qui sera tout orangé. Pour éviter ce problème, on utilise des filtres soit sur la fenêtre, soit sur la source lumineuse à l’intérieur, pour homogénéiser la lumière.

comparaison 5600K 3200K

En pellicule aussi il est nécessaire de tenir compte de ces paramètres. Il existe donc des pellicules dites “daylight” destinée à la lumière en plein jour (5600K) et d’autres pour la lumière artificielle (studio, 3200K). Pour le reste, on utilise des filtres que l’on place devant la caméra.

Si la balance des blancs permet d’avoir un blanc “blanc” (une image neutre) il est très courant de la fausser pour avoir un effet particulier. Comme je l’introduisais au début de cet article, en jouant avec sa balance on peut créer une atmosphère particulière à son image. C’est exactement ce qu’il se passe quand vous sélectionnez une “scène” dans un menu de téléphone, d’appareil photo ou de camescope. Essayez et vous verrez, on peut obtenir des effets très sympa. Pour y arriver, présentez à votre caméra une autre couleur que du blanc lors de votre réglage. Ou changez directement depuis les menus la température de couleur si vous avez cette fonctionnalité. C’est une méthode très utilisée au cinéma qui peut aussi être opérée à l’étalonnage.

Voici pour finir un exemple des différentes ambiances que l’on peut obtenir suivant les réglages de balance. Ici, les photos ont été prises à l’extérieur et en journée, donc avec une lumière à 5600K.

comparaison balances

Sources : Wikipédia : Les kelvins – Température de couleur / phillipe.balladur.fr : la température de couleur / lemondequitourne.fr

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